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Les muscles de l'amour

La rééducation du périné après un accouchement  ou pas : Pourquoi faire ?

Rééducation périnéale ou rééducation des muscles de l'amour : Lorsqu’on pense à la rééducation périnéale cela renvoie souvent aux troubles de l’incontinence. Effectivement, les muscles du plancher pelvien sont ceux de la propreté. Le périnée représente des muscles qui ferment le bassin par le bas. On peut s’imaginer un saladier où les bords sont  les os du bassin et le fond les muscles du périnée.

Lorsque nous les contractons, nous pouvons ainsi différer l’envie d’aller aux toilettes.

C’est pour cela qu’on pense souvent à tort qu’après un accouchement par exemple, si nous n’avons pas de « fuite urinaire » il n’est pas nécessaire de consulter.

Cette vision est totalement réductrice, car si la fonction essentielle de ce muscle est la continence, il y en a une autre tout aussi importante : c’est la sexualité.

 Augmenter le plaisir sexuel en se musclant :

En effet, vous l’avez lu dans d’autres articles de ce site, lors d’un orgasme par exemple, on observe des contractions rythmées de ces muscles qui en s’accélérant vont procurer plus de plaisir.

Les muscles du périnée entourent la paroie vaginale, l’ouverture du vagin est donc dépendante de  leurs tonicités. C’est en jouant avec la contraction de ces muscles que l’on pourra augmenter le contact avec son partenaire et ressentir plus de plaisir.

Pour ce faire, il faut savoir contracter ces muscles et il ne faut pas avoir de troubles de la tonicité.

Je rencontre en consultations le plus souvent deux cas de figures :

-        Une hypotonicité : c’est-à-dire un manque de tonicité musculaire, souvent observée après un accouchement (mais pas toujours !). Cela s’accompagne d’une trop grande ouverture vaginale (ou béance). Au niveau de la sexualité, la patiente se plaint d’un manque de sensations. Du fait d’une trop grande laxité des muscles, ces femmes ont des difficultés à atteindre le plaisir sexuel car elles ont peu de sensations.

 -        Une hypertonicité : c’est le cas inverse, l’ouverture vaginale est réduite voire complètement fermée. Cela entraînera des difficultés à la pénétration. Dans ce cas de figure, il est très fréquent que la patiente se plaigne  de douleurs.

 Dans les deux cas, l’orgasme est souvent difficile à atteindre.

A l’aide de ces exemples on comprend mieux son importance,  mais aussi la nécessité comme tout autre muscle de l’entretenir.  Il ne faut pas hésiter à faire ce que j’appellerai sa « gymnastique périnéale »  en pensant dans la journée  tout simplement à le contracter.  Autrement, il y a aussi les gadgets comme les boules de geishas qui sont des très bons outils pour  maintenir un travail musculaire après une rééducation.

 Par Sophie TYSON, kinésithérapeute spécialisée en rééducation périnéale et en sexologie, Montpellier. 

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